Mille Sabots en marche vers demain...


C'est au mois de mai 2009 que Quidam a frappé les pavés du haras de Lamballe... marchant sur les pas de ses prédécesseurs...
Le moment était important car il marquait notre possibilité après trente jours de marche de connaître l'histoire du cheval de trait. Le mois de mai représente le temps fort des haras : celui de la reproduction. A l'aube, j'ai pu suivre le travail d'hommes et de femmes passionnés, soigneurs, reproducteurs et découvrir cette histoire... la transmission du patrimoine qui passe par la récolte de la semence.
Ce patrimoine-là fait partie de notre héritage à nous, bretons et français. De Colbert en passant par le maréchal de Mac-Mahon, de l'émergence des blindés au cours de la guerre 14-18, à la demande des agriculteurs de fournir en "machine équine", les haras se sont adaptés aux situations, évoluant avec elles...
Mais aujourd'hui, budget oblige, le maintien des deux haras : Lamballe et Hennebont est fortement menacé. Les haras dépendent du ministère de l'agriculture et de décisions qui ne semblent pas fléchir en leur faveur. Pourtant, toute décision me semble prématurée dans un contexte de virage écologique et environnemental. Le cheval est repensé, actualisé, il revient au devant des discussions et de certains choix économiques...
La marche du cheval est lente, nous le savons, mais elle s'adapte à la société depuis plus de 300 ans...
Maillon de notre patrimoine, leur suppression serait une erreur et montrerait une fois de plus que l'argent fou prédomine la raison du plus sage... le cheval n'ayant pas dit son dernier mot...